Songs of Experience : le blues du showman

, par Pascal & Thibaut 57 commentaires

Un nouvel album de U2 a toujours été un événement, le plus souvent incontournable. En est-il de même avec le dernier né Songs of Experience ?

A la manière d’une production irlandaise, cette revue fut longue à venir. Il nous semblait important de prendre de la distance pour apprécier à la fois le contenu de cet album mais aussi son contenant, ce qui est tout autant important pour U2, si ce n’est plus. Comprendre : l’impact recherché pour chacune de leurs nouveautés.

U2 venant d’obtenir un nouveau numéro 1 au Billboard 200, le classement des ventes d’albums aux Etats-Unis, il était temps de vous livrer cette analyse dans le détail de Songs Of Experience.

Avant d’entrer dans l’exploration des nouveaux titres, quelques éléments de contexte.

U2 doit en partie sa longévité à sa rare intelligence marketing, celle de ne pas se renfermer systématiquement sur son catalogue ou sa communauté de fans; la renaissance des années 2000 est là pour en témoigner après les interrogations suscitées par leur échec, tout relatif, de la période Pop.

Une approche soignée

Maintenus à flot par deux tournées — I+E Tour et le récent Joshua Tree Tour 2017 — ayant battu records d’affluence et de rentabilité, les Irlandais ne se sont donc jamais réellement fait oublier ces dernières années. Sans parler d’effet « blast », U2 n’a pas relâché la pression afin de taper juste et cette fois dans un circuit traditionnel, pour fournir à son dernier album la meilleure audience commerciale et artistique possible. Terminé donc le deal avec Apple qui s’était transformé en mauvais buzz. Pour les fans que nous sommes, il fut d’ailleurs rafraichissant d’assister et de trépigner devant une stratégie promo à l’ancienne, nous rappelant les meilleurs moments d’un lancement réussi comme celui de All That You Can’t Leave Behind. Cette démarche mercantile assumée connait à certains égards une belle réussite, U2 eux-mêmes ayant toujours reconnu prendre grand soin de leur business: « Ce n’est pas parce que vous êtes un philanthrope et un militant que vous devez être stupide en affaires. »

Pour autant, les temps changent, nous enfonçons une porte ouverte, et U2 joue le jeu, U2 est partout ou essaie. La stratégie promo bat son plein, les supports publicitaires foisonnent ici et là, mais le succès commercial demeure tout relatif. Le numéro 1 américain ne doit pas faire oublier les scores quantitatifs déjà décevants.

Mais entrons dans le vif du sujet. Un peu plus de trois ans après Songs of Innocence, consacré à l’évocation de leur jeunesse, U2 a publié ce 1er décembre Songs of Experience, son quatorzième album studio, centré cette fois sur des thématiques plus matures — d’aucuns diraient sénior — Bono lui même n’hésitant pas sur cet album à danser le plus souvent avec la mort.

Autant tuer le suspens immédiatement, Songs of Experience est un bon album de pop/rock comme U2 sait les faire. Il n’a pas la splendeur de The Joshua Tree, l’audace d’Achtung Baby ou l’extravagance de Pop (pour faire plaisir à Cyril), mais il propose une multitude d’inspirations et de morceaux qui forment un ensemble très agréable, rassurant les fans après quelques angoisses et déceptions passées.

Soulagement

Soulagé, oui c’est le premier sentiment qui nous est venu après nos premières écoutes. Cet album est solide et tient indéniablement la route. U2 n’a pas commis l’erreur de proposer un album explosif ou excessif, en quête d’une jeunesse passée. Non, pour son quatorzième effort, U2 et son parolier Bono ont choisi de chanter un projet apaisé, loin des outrances furieuses de quelques-unes de leurs périodes passées. Nos Irlandais, ont plutôt cherché à écrire de bonnes chansons (cette obsession de la mélodie…), trouver les grooves et des messages qui vont durer, tout en témoignant de l’instant présent. Oui, dès le début tous nos clignotants s’embrasent dans nos cortex.

Après plusieurs jours, aucune lassitude ni de titre zappé, pas de faiblesse, pas de faute de goût, une réalisation équilibrée de producteurs pourtant aux antipodes de prime abord, une signature sonore plus homogène que dans le précédent volume. Mais en contrepartie pas de tube évident, donc pas de réel marqueur. Une faiblesse qui posera sans nul doute la question de son succès commercial. Au-delà de l’absence de single fort et consensuel, c’est à sa globalité que cet album devra son salut.

Ainsi à propos de How To Dismantle An Atomic Bomb, bien qu’il contienne de bonnes chansons, Bono regrettait que l’ensemble de l’album ne sonne pas plus grand que la somme de ses parties. On pourrait presque dire l’inverse de Songs of Experience. Cette nouvelle collection laisse bien une solide impression, alors que l’oreille a plus de mal à s’attacher d’emblée à un morceau particulier. Il a d’ailleurs sans doute été conçu comme cela, un album avec un début, un milieu, une fin, un peu à l’ancienne (un casse-tête pour ceux qui consomment la musique sur Spotify et Youtube). Presque un album concept comme on n’en propose plus depuis des années, avec une thématique et une narration tenues jusqu’au bout.

Un long voyage retour vers la maison

Si vous tenez à vous épargner la lecture du (long) livret accompagnant l’album, sachez que Bono a vendu la mèche à son pote journaliste Neil McCormick : Songs of Experience est le récit d’un long voyage retour vers la maison. Au propre comme au figuré. Une somme d’expériences distillées sur une bande-son faite de montées, de descentes, de faux-plats et d’accélérations musicales. À l’arrivée, notre chanteur-vagabond renoue avec les êtres aimés et retrouve sa foi mise à rude épreuve par une mystérieuse « brush with mortality ». Du surplace alors ? Peu importe, car comme on le sait tous, le chemin est plus important que la destination.

Si Songs of Experience était un film, Love is All we Have Left en serait la scène de début avec l’exposition de la situation initiale dans laquelle on laisse les choses s’installer lentement. Cette lenteur, justement, est revendiquée dès l’entame et c’est l’une des seules prises de risque de l’album. Exception faite de Zooropa, le groupe a toujours essayé d’accrocher l’auditeur avec un premier morceau up tempo en tête de gondole. Sur Love Is All We Have Left, on remarque aussi que les leçons du maitre de l’ambient, Brian Eno, ont bien été assimilées. Mais aurait-il laissé passer cet auto-tune qui nous semble mal venu?

« Shouldn’t be here ’cause I should be dead ». Dans Lights of Home, comme dans la plupart des morceaux, Bono répond au challenge du poète Irlandais Brendan Kennely qui lui a conseillé de se mettre dans une situation post-mortem et d’écrire des lettres allant à l’essentiel, à la manière d’un dernier testament. En lisant les crédits de la chanson, on est un peu déçu d’apprendre que ce riff bluesy n’est pas une trouvaille de The Edge, mais qu’il a été emprunté aux soeurs californiennes du groupe Haim. La chanson est malgré tout bien troussée avec son solo de guitare et son outro en forme de chant choral. Dans notre tracklist alternative, on aurait même bien vu la version avec cordes servir de chanson d’ouverture.

Il faut juger You’re The Best Things About Me pour ce qu’il est, un morceau destiné aux radios américaines, capable de faire le pont entre les différents formats. On retiendra surtout le jeu de batterie puissant et percutant de Larry Mullen Jr, que le revenant Steve Lillywhite a eu la bonne idée de mettre en avant dans son mix final. On croirait presque une production de Danger Mouse, pourtant absent du disque. Le groupe doit quand même en vouloir à son nouveau meilleur ami, Kygo, qui avait fait fuiter le morceau dans sa version remixée il y a déjà plus d’un an.

Pour concevoir Get Out Of Your Own Way, deuxième single, il semblerait que le groupe ait voulu se livrer à un étrange et improbable exercice : jouer Beautiful Day à la manière de Coldplay. Tous les gimmicks de la Britpop sont là : boite à rythme doublée à la batterie, refrain avec des « Oh Oh » et des « Ah Ah », présence d’un rappeur (ouf il s’agit de l’excellent Kendrick Lamar). On se pose quand même la question, que vient faire ici le fantôme de Lincoln ?

Dans cet album, le rock pur et dur est réduit à une portion congrue. Deux morceaux en tout et pour tout. Pour commencer à apprécier American Soul, il faut faire abstraction des réminiscences du poussif Volcano qui a servi de modèle. C’est d’ailleurs une caractéristique de Songs of Experience que de reprendre des éléments déjà entendus sur son prédécesseur. Heureusement le traitement des guitares et la production de Jacknife Lee, sorcier des sons tordus, ajoute la touche de modernité qui manquait cruellement à l’original. La version live entendue au Saturday Night Live laisse suggérer qu’American Soul sera un des moments forts du E+I Tour.

La liste des collaborateurs qui ont participé à l’album est au moins aussi longue que celle des ingénieurs qui ont mis sur pied le programme spatial de la NASA. Quand on a appris la présence de Ryan Tedder (One Republic), aux côtés de Jolyon Thomas (Royal Blood) ou d’Andy Barlow (Lamb), on a craint le pire. Mais Dieu merci, le producteur de Beyoncé et de Maroon 5 fait des merveilles sur Summer Of Love, mid tempo épuré aux accents west coast qui traite de la question des migrants. L’une des réussites de l’album, qui doit toutefois beaucoup à l’apport de Ryan Tedder. Une vidéo sortie depuis la publication de Songs of Experience montre que Summer Of Love pourrait très bien être à l’origine un morceau de One Republic. Etrangement cet apport du producteur est totalement passé sous silence.

Red Flag Day qui lui succède est ciselée dans la même veine thématique. Il y est également question de ceux qui traversent la Méditerranée au prix de tous les dangers. Car, quand il est dans sa villa pieds dans l’eau à Eze-sur-mer, Bono a une pensée pour eux. Et on se dit que même s’il investit son argent dans des paradis fiscaux, c’est quand même un chic type. La rythmique rappelle celle de New Year’s Day et les harmonies vocales de The Edge évoquent indéniablement les meilleurs moments de War. On aime ça. Une autre réussite.

Notre jugement est plus réservé sur The Showman, un peu démago avec son refrain facile taillé pour les concerts. On imagine déjà les fans les plus hystériques des premiers rang s’époumoner à chanter « a little more better » en réponse à « you Think you look so good » que ne manquera pas de hurler Bono.

The Little Things That Give You Away, le véritable chef d’oeuvre de l’album — n’ayons pas peur des mots —, n’en est que mieux mise en valeur. A nous coller des frissons dès les premiers beats de cette boîte à rythme minimale qui semble tout droit sortie de Closer de Joy Division. Un coup d’oeil rapide aux notes du livret nous montre que c’est Jolyon Thomas qui a réussi à saisir en studio toute l’émotion et la beauté de ce morceau déjà dévoilé cette année durant le Joshua Tree Tour mais malheureusement abandonné après le concert parisien.

Perdue au milieu de la seconde moitié du disque, Landlady passe malheureusement un peu inaperçue. Il faut plusieurs écoutes pour que toute la richesse et la délicatesse de cette balade atmosphérique se révèlent véritablement. Cette fois, on pourrait être en territoire Unforgettable Fire. Une nouvelle lettre adressée à Ali à qui Bono doit décidément avoir beaucoup de choses à se faire pardonner…

The Blackout est donc le deuxième et dernier morceau rock de cet album. On devine qu’il a dû passer à travers plusieurs mains avant de trouver sa forme définitive. Son refrain s’imprime facilement dans le cerveau. Ce n’est pas le cas pour le reste qui ressemble à un assemblage disjoint de certains bouts d’Achtung Baby (Zoo Station, Even Better et The Fly). Heureusement Adam Clayton fait du bon boulot. Sa basse permet de donner une cohérence à l’ensemble.

Bono peut être particulièrement fier de Love Is Bigger Than Anything In Its Way. Après plusieurs essais infructueux (Window In The Skies, Crazy Tonight…) il tient enfin cette grande chanson pop à-la-Beatles dont il rêvait.

13 (There Is A light) partage un même refrain avec Song For Someone mais le groupe fait ici du recyclage intelligent. Autant le morceau de Sonfs of Innocence pouvait agacer par la lourdeur et la pauvreté de ses arrangements, autant 13 fait une proposition radicalement différente, à la fois légère et aérée comme en réponse au Love Is All We Have Left du début. C’est la fin du voyage ou la fin du film. Dans ce générique de fin, Bono adresse une dernière lettre à un « someone » qui n’est autre que son fils.

Ode à la vie

En conclusion, nous confirmons que les fans exigeants peuvent pousser un ouf de soulagement. Certes, Songs Of Experience ne sera pas un chef d’oeuvre intemporel, digne rejeton de ses ainés. Mais le groupe évite tous les écueils qu’ont rencontré ses concurrents d’hier et d’aujourd’hui : la panne d’inspiration (Depeche Mode), la trahison commerciale (Coldplay), la marginalisation (Radiohead), la ringardisation (Simple Minds), l’oubli (Echo & the Bunnymen) ou l’implosion (R.E.M.)

Reste la postérité, comme nous le disions initialement. Pour y parvenir, il faudra plutôt retenir l’essence de cette double création, c’est à dire des chansons articulées tout d’abord autour de la jeunesse, l’insouciance, la découverte, puis à travers le regard d’un homme mûr qui évoque le sens de sa vie et évoque cette mort qui rôde.

Pour terminer sur ce thème totalement d’actualité, c’est une pensée d’un illustre récemment disparu qui nous vient à l’esprit : « Nous avons de la chance de mourir. La mort fait partie de la vie ». « L’horreur, c’est l’immortalité ». Alors, prenons cet album pour ce qu’il est peut-être essentiellement : une ode à la vie dans toute sa dimension, et au bonheur instantané qu’il nous procure.

Discussions

57 commentaires ont été publiés pour cet article.

Hold Me

Paris Hôtel accord Arena: 8, 9 12 et 13 Septembre 2018, selon les rumeurs d’un site qui ne s’est que très très rarement trompé.
Ils débuteraient par l’Allemagne
Ca se précise, bon ok, il manque le prix!!! Pas tout à la fois non plus

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Hold Me

Vente des places: à partir du 18 Janvier, selon votre placement dans l’ancienneté de votre abonnement.

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Hold Me

Salut, juste une question d’un « abolute-blind-fan »: avez-vous reçu les 45 tours livrés avec l’abonnement, pour ceux qui avaient casqué un max?

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lolo

Non toujours rien reçu pour ma part. Je me suis réabonné en février 2017…

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Hold Me

Patience est donc mère de la vertu…….
Merci de l’info

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tjt87

Reste à espérer que U2.com soit plus efficace pour envoyer les codes de préventes que pour envoyer les 45 tours…

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Vincent

A quoi correspond le décompte des 329 jours sur votre site ? La fin du site ? Le de compte jusqu’au prochain concert européen ?

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bert

A un bug stupide que je ne peux pas corriger pour le moment car je suis en vacances loin de mon ordi ;)

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wiky

Et t’as pas honte de laisser la Sucking Crowd dans cette situation … La Bono-isation te guette !

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Carlos

Ahahahah quand je monte sur la table comme un con…

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guffanti

Carlos c’était quoi le problème pour qu’il te jette tout de suite?
J’avais parié sur la table pas très solide?

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Carlos

Je crois qu’il a été surpris en se retournant de mes 1m90…

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Hold Me

Pour avoir été sur le plateau mais pas à cette date, effectivement, le table ne faisait pas super solide.

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Fussy

Sérieux Carlos c’est toi ? t’es démasqué?!!-)-) Breath est parfaite !!
Moi aussi tu veux que je me démasque? durant un certain sdf 2009?

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Hold Me

Excellent année U2esque à tous.
Faites gaffe les mecs: le premier atout d’un héros est de rester incognito….. pas de « coming out » trop rapide, sauf « When the lights go down….:)

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guffanti

Hello!! Joyeux noël à tous!
J’espère que vous avez passer un très bon réveillon avec vos proches.

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lolo

Ce soir 20h, concert de U2 à la BBC sur la chaine NRJ Hits !!
Bonne année U2esque à tout le monde…

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Wiky

N’hésitez pas à faire un tour sur U2-Torrents ;)

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Fussy

Et WOW m’a pris au tripes

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Hold Me

Bonne critique. Pourquoi ne pas avoir parlé des, au moins deux premiers titres de l’édition rallongée?
En tous cas un album qui se rééééééééééééééééééééééééééééécoute facilement.
Plus mélancolique qu’il n’y parait, à mon avis. Mais qui a dit que U2 faisait des chansons joyeuses?

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tinome

Critique soft je trouve
Perso je trouve cet album vraiment excellent et bien meilleur que les 4 précédents
Impatient d’écouter les versions live

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Wiky

Pas mieux que toi Tinome.
On a gueulé sur les albums et les choix en Live.
On a assumé les critiques quant elles étaient légitime.
Mais franchement, ne pas savoir reconnaitre la qualité hors-norme de SoE … je sais pas, vraiment j’arrive pas à reconnaitre mes sentiments dans cet article.
Faut aussi savoir applaudir quand U2 est « fucking brillant ».

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bert

C’est délicat d’évaluer la qualité d’un album comme ça à sa sortie. En tant que fans on est tellement content d’avoir du neuf que toute perception est altérée. Je pense donc qu’il convient de rester prudent ;)

Je crois au contraire que c’est le bon moment pour évaluer Songs of Innocence et ce qu’il en restera pour la postérité. Et là ça risque d’être moins élogieux.

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Wiky

Ca meriterait une discussion autout d’une bonne biere … Mais non je ne suis pas d’accord Bert. On a pour bcp la 40aine voir (bcp?) plus, on ne réagit pas comme des perdreaux de l’année ou des ados devant M. Pokora. Aucun besoin de remettre dans le contexte pour évaluer la qualité, je suis d’accord avec toi par contre en ce qui concerne la postérité. Sgt Pepper, The Wall, DarkSide, Showbiz, Origin of Symmetry, Black Market Music, Violator, j’en passe et des meilleurs, il n y a pas besoin de comparer quoique ce soit pour s apercevoir de la qualité. Contexte de sortie d’album ou pas. Pour ma part SoE se met fièrement à coté d’AB, au niveau de POP et au dessus de JT. Je ne vois pas de défaut à SoE, je vois au moins 5 titres qui sont dans ce que U2 a fais de meilleur en 40 ans,c’est aussi simple que ca.

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ninjas

Bonjour les 40iemes rougissants! ;-)
Moi, j’avais 9 ans quand UF est sorti, mais je les ai vraiment découvert avec JT. R&H c’était la confirmation (le 1er album que j’écoutais en boucle). AB la grosse claque! J’en ai été tellement surpris par les 1ers singles et clips vidéo que j’ai détesté. Je n’ai écouté l’album que bien plus tard (après la sortie de One) et là…. j’ai adoré même Fly, Even, MW.
Si je classe mes morceaux préférés dans l’ordre ça donnerait: Acrobat, Exit, God part 2, One, WoW, Ultraviolet, … donc ça se concentre fin 80s début 90s. On glorifie tous un peu plus nos premiers amours!

PS Excellents choix les cités « pour la postérité » (Sgt Pepper, The Wall, DarkSide, Showbiz, Origin of Symmetry, Black Market Music)! J’adhère! :-)

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tinome

Joyeux noël à toute la sucking team ainsi qu’à tous les fans avec qui je prends plaisir à partager cette irishpassion.
A très vite .

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lolo

Est-ce-que vous avez reçu vos codes pré-vente par mail (pour ceux qui ont commandés l’album via u2.com) ?

Est-ce que vous avez reçu les vinyles (cadeau de u2.com pour le renouvellement) ?

Joyeux Noël à tous !!

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Hold Me

Salut, Joyeux Noël.
En ce qui concerne les codes pré-ventes, ils devraient arriver juste après l’annonce des dates européennes; c’est à dire mi Janvier, à en croire les rumeurs.
Pour les vinyls: patience est mère de la vertu! Le départ des entrepôts te sera indiqué par un mail, tu les recevras quelques jours après. A en croire ma « vieille expérience » d’absolute fan » (comprendre abonnement depuis plusieurs années) ils n’ont pas de retard. Pas avant fin Janvier en tous cas…

Stan

SOE au dessus de JT, y’en a qui ont vraiment de la merde dans les oreilles…

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tinome

Non bien sur que non
Cependant pour certains fan, jt n est pas l’oeuvre ultime de u2.

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Carlos

« Au dessus de JT » non mais y a un moment ou il faut être sérieux.

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Wiky

Ba Carlos, j’avais 9 ans qd JT est sorti et c’est AB qui m’a rendu ultra-fan. Je n’ai donc certainement pas le mm attachement que bcp de fan de U2 pour cet album.
Par contre, quand j’ai filé l’album autour de moi, c’est systématiquement JT qui est ressorti comme élément de comparaison et pour dire que SoE est soit meilleur, soit aussi bon. Le contexte du JT Tour 2017 a sans doute bcp joué !

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Cahuete03

Comme wiki c est achtung baby qui restera ma reference et le meilleur album.

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tjt87

Achtung en 1 pour moi aussi.
Joshua en 2.
Je ne vois pas un seul titre faible sur Achtung.
Des titres plus forts que les autres, oui (One, Until, Acrobat…) mais aucun titre faible.

tinome

Je partage l’avis de wiky et cahuete.
De mon point de vue jt possède sans doute les 2 meilleurs morceaux studio de u2
Streets et wow .
C est sa grande force. Le reste est un peu trop blues country pour moi.
Ab est plus épais je trouve.
Je préfère war à jt.
Par contre streets. ….pffff c est phénoménal je trouve.
Un morceau touché par la grâce

tjt87

Pour moi, les 2 albums qui ne pourront plus être rattrapés sont Joshua et Achtung.
C’est mon avis personnel.
Je ne les imagine plus faire mieux un jour.
Experience est très bon, le meilleur de ces 10 dernières années, mais ne joue pas dans la même catégorie.

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tjt87

Moi, je dis qu’on devrait tous se convertir à M’Pokora puisque tu en parles. Ça simplifierait grandement l’analyse des albums !

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Carlos

Je ne suis pas d’accord du tout. Sur certains titres Bono a une voix hyper faible, on a l’impression que c’est un enfant qui chante (red flag day, showman). Il n’y a que 3 titres qui sortent du lot et une seule grande chanson qui pour moi est summer of love. Dire que c’est le meilleur depuis 4 albums?? Pardon mais Nloth est infiniment supérieur. Je trouve edge completement absent, ou sont les solos aeriens de moment of surrender, magnificent, unknown caller?? Album sympa mais pas beaucoup de frissons.
Après c’est surement une question de gout car je place no line derriere achtung et joshua tree.

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Cahuete03

Oh oui carlos c est une question de gout. Nloh est pour moi bacle totalement. Les textes sont les pires ecrits par bono dans les annees 2000. Unknown caller est l.exemple parfait que le petit solo ne sauve pas . Et les prestations live n ont pas sauve l album.
A part fez being born que je trouve splendide le reste est fade moment of surender et magnificent partent aux oubliettes comme l album .

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tjt87

Oui, comme quoi les goûts…
Aucun avis ne vaut mieux qu’un autre.
Nous avons tous raison.
Ou tous tort, au choix.

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tinome

C est effectivement une question très subjective car on accroche tous différemment.
Je me vais souvent defoncer par mon pote quand je lui dis que je préfère 10 fois war à joshua three car beaucoup trop blues à mes oreilles. Pourtant on kiffe ce groupe comme des dingues. Pour preuve le seul morceau qui coince à mes yeux sur soe c est showman.
Et bien lui me dit qu’ elle est extraordinaire…. Comme quoi les goûts et les couleurs….

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tjt87

Je suis beaucoup moins sévère que toi concernant Experience mais je te rejoins complètement concernant No Line, qui pour moi est un excellent album.
Je suis toujours étonné de lire à quel point il a été sévèrement accueilli. Des titres comme Moment Of Surrender, Unknown Caller ou Breathe, entre autres, sont de grands morceaux. Album souvent sous-estimé.
Experience est en revanche plus frais, plus spontané, plus intime aussi.

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Hold Me

A propos de lecture: Les inrock2 « U2: 40 ans au sommet ». Oui c’est un hors série, oui les photos nous sont très souvent connues, quoique, mais les articles sont assez objectifs et ce magazine a rarement épargné nos 4 irlandais.
Vraiment une lecture constructive, surtout si on n’est pas d’accord avec les auteurs.

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tjt87

C’est quoi cette histoire mentionnée pour Summer Of Love qui pourrait être une chanson de One Republic ???
Sur Internet, on trouve en effet une vidéo et une rumeur.
Quelqu’un a entendu parler de ça ?
Ça serait vraiment décevant.
Est-ce que ça ne pourrait pas être un titre écrit à l’origine par U2 pour One Republic dont ils n’auraient pas voulu ?

https://www.reddit.com/r/U2Band/comments/7hl4qr/summer_of_love_is_not_a_song_written_by_u2_its/

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Hold Me

Je ne vois pas trop U2 jouer avec les ayant droits, paroles et musique. Souvenez-vous du groupe V2, ça date mais ils ont tout de même pilonné le dit groupe, sans parler de Will i.am et les Black Eyed Peas qui avaient très très largement utilisé un ligne mélodique de U2, comme Bono l’a rappelé en concert.
Sans doute un même producteur.

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tjt87

D’accord avec toi.
D’autant qu’ils ont toujours joué franc jeu. Sur l’album No Line, Eno et Lanois sont crédités sur les titres co-écrits et sur Lights Of Home, le groupe Haim est bien crédité aussi pour l’emprunt du riff. Pourquoi ils s’amuseraient à ça ?

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Cyril

Non, U2 n’a pas « toujours joué franc jeu ». L’apport des producteurs, notamment de Eno et Lanois, a très souvent dépassé le seul rôle de producteur.
C’est d’ailleurs amusant de constater qu’après avoir obtenu d’être crédités comme ils le réclamaient depuis des années (je suggère la lecture de U2 by U2 à ce sujet), ils ont disparu de l’environnement du groupe…

Donc non, U2 ne joue pas toujours franc jeu. Ils ne veulent tout simplement pas partager leur gâteau car qui dit crédit dit partage de pognon.

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tjt87

Tu as raison de me corriger.
J’ai dit ça parce que je voulais y croire…
Eno et Lanois ont été très impliqués dans l’élaboration de nombreux morceaux, de longue date, bien avant No Line.
Lire U2 by U2, comme tu le suggères mais regarder tout simplement le DVD du making of de The Joshua Tree où on voit bien qu’Eno et Lanois jouent un rôle, qui comme tu le soulignes, dépasse celui de simple producteur.

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bert

Personne ne dit que U2 a volé qui que ce soit. Tedder leur a simplement filé cette mélodie, un bout de paroles, et a évidemment du les aider à en faire un (bon) morceau. Après tout c’est ce que le groupe attend de ses multiples producteurs et ce depuis toujours.

Mais ça fait un peu mal de se dire que ce pauvre Edge ne fait ici (au mieux) que jouer une partition qu’on lui a gentiment filé ;)

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tjt87

Personne ne parle de vol non.
Mais si la mélodie est de Tedder et un morceau du texte aussi et que le morceau est crédité à Bono pour les paroles et U2 pour la musique, c’est à défaut de vol un beau mensonge, non ?

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Yeah

Une revue honnête, conforme à ce qu’est cet album je trouve.
Dans le détail je ne partage pas tout (j’aime bien l’autotune, j’aime bien showman, pas du tout black out…), mais le sentiment général que vous exprimez sur ce 14 ème opus, je le partage.

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lolo

Un petit commentaire sur le sublime morceau « A book of your heart » aurait été le bienvenu…

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guffanti

Tout à fait d’accord!
Ok  » Love Is All… » et une prise de risque mais pour moi l’excellent  » A Book Of Your Heart » en et une autre
Également d’accord pour l »autotune plutôt réussi sur Love Is All….
Sinon la critique et juste.

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